Vous avez sûrement déjà vu son visage sur France 2 le 11 septembre ou au début de la guerre en Iraq. Etienne Leenhardt avait son bureau à Washington entre 2001 et 2004. En ces temps d’élections américaines, il nous livre son point de vue.
Nous avons rencontré Etienne Leenhardt lors des Assises du journalisme 2008 à Lille. Il y animait une table ronde sur le journalisme aux USA. Cet ancien correspondant à Londres et à Washington entre 1996 et 2004 est devenu le bras droit d’Arlette Chabot à France 2. Depuis cet été, il est le chef du service “enquêtes et reportages” de la chaine.
France 2 a aujourd’hui 11 bureaux à l’étranger. A Washington, un immeuble abrite plusieurs chaînes européennes. Français, Danois, Allemands et Hollandais travaillent côte à côte, presque ensemble quand ils échangent images, expériences, points de vue… Une manière aussi de se défaire des idées préconçues qui peuvent parfois empecher le travail de correspondant.
Quels sont les pièges à éviter?
“Le correspondant doit lutter contre les a priori”
Un correspondant à Washington est avant tout là pour “rendre compte de l’opinion publique”. Si le cas Barack Obama est autant traité dans les journaux français, c’est parce qu’il répond à une attente du public français. Et ne correspond pas toujours à une réalité américaine. Pour capter cette réalité, il faut rester longtemps dans le pays. C’est cette expérience de vie qui apporte un plus au correspondant.
Quel intérêt les chaînes ont-elles encore à envoyer des correspondants permanents?
“Un correspondant doit sentir le pays”
Comment traiter des enjeux complexes américains, comme le processus électoral ou la peine de mort, quand on est un journaliste de télévision ? Plus que tout autre média, il s’agit d’être court, de ne pas chercher à tout dire. Sans jamais oublier qu’on s’adresse aux téléspectateurs français.
Doit-on se limiter en tant que correspondant de télévision ?
“Il s’agit de faire partager ce qu’on vit, même si c’est compliqué”
Mathilde Bellenger et Julie Albet
